L’agriculture est un secteur vaste et diversifié. Pendant longtemps, elle a été réduite à l’image du paysan travaillant la terre. Pourtant, elle offre aujourd’hui une multitude de métiers accessibles à tous, y compris à ceux qui ne se destinent pas au travail manuel des champs, mais qui s’intéressent à la nature, au vivant et à l’environnement.
Production végétale et animale, transformation, commercialisation, conseil agricole, entrepreneuriat vert ou encore innovations agroalimentaires : les opportunités sont nombreuses. Cependant, pour saisir ces opportunités, une condition demeure essentielle : la formation.
Or, dans nos pays, de nombreux jeunes manquent d’information, d’orientation et d’accompagnement. Faute de repères, ils ignorent souvent les possibilités qu’offre le secteur agricole et passent à côté de métiers porteurs d’avenir.
C’est pour répondre à ce défi qu’ISCOME organise régulièrement des formations pratiques sur le site de la Ferme Héritage à Bolou. L’objectif est simple : faire découvrir aux jeunes des activités agricoles innovantes, accessibles et génératrices de revenus.
Dans cette dynamique, du 5 au 7 juin derniers, une quinzaine de participants ont pris part à une session consacrée à deux filières encore peu connues mais particulièrement prometteuses : la culture du champignon (myciculture) et l’élevage de l’escargot (héliciculture). Étudiants, apprentis, passionnés et curieux ont ainsi pu découvrir les bases techniques de ces activités et leurs perspectives économiques.
Cette découverte a naturellement conduit les participants à s’interroger sur les débouchés réels de ces filières. Une question revenait avec insistance : existe-t-il véritablement un marché pour les champignons ?
La réponse du formateur a été claire : oui, le marché existe. Comme pour tout produit alimentaire, la demande est présente. Le véritable défi n’est pas de trouver des acheteurs, mais de produire en quantité suffisante et avec une qualité constante. Une production régulière permet de satisfaire la clientèle et de construire des relations commerciales durables. Le même constat s’applique à l’élevage de l’escargot.
Toutefois, pour ISCOME, l’intérêt de ces filières ne se limite pas aux revenus qu’elles peuvent générer. Le Président de l’organisation rappelle qu’elles constituent également une réponse aux défis de la nutrition familiale. Si chaque ménage pouvait produire et consommer du champignon, il bénéficierait d’un aliment riche en protéines, en vitamines et en éléments nutritifs essentiels.
Ainsi, avant même de parler de commercialisation, il est important de rappeler que la santé commence dans l’assiette. Produire pour mieux se nourrir est déjà un premier pas vers le développement des familles et des communautés.
Cette session de formation a été animée par Abdoul Rawouf Agbandao, diplômé de l’École Supérieure d’Agronomie (ESA) et spécialisé en myciculture. Depuis un an, il accompagne ISCOME dans la formation des jeunes et dans la construction progressive d’un écosystème favorable au développement de la culture du champignon.
À travers ce type d’initiative, ISCOME et la Ferme Héritage réaffirment leur conviction : l’avenir agricole de notre région repose sur des jeunes bien formés, bien orientés et capables de saisir les nombreuses opportunités qu’offre le secteur agricole moderne. Rejoignez-nous dans cette dynamique.






























