À Bolou Kpéta, ISCOME TOGO et AfrikElles rapprochent la prévention du cancer des femmes en milieu rural

À Bolou Kpéta, ISCOME TOGO et AfrikElles rapprochent la prévention du cancer des femmes en milieu rural

Une centaine de femmes sensibilisées aux cancers du sein et du col de l’utérus, des contrôles de tension artérielle et de glycémie réalisés : à Bolou Kpéta, dans la commune de Zio 2, une action de proximité a permis de rappeler l’importance de l’information et de la prévention pour toutes les communautés.

Le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus restent des enjeux importants de santé publique. Pourtant, dans les villages éloignés des grands centres urbains, l’accès à l’information et aux services de prévention peut demeurer limité. Pour de nombreuses femmes, disposer d’informations fiables sur les signes d’alerte et savoir vers quelle structure de santé se tourner constitue déjà une étape essentielle.

C’est dans cette perspective qu’ISCOME TOGO et AfrikElles ont organisé une activité de sensibilisation à l’Unité de soins périphériques (USP) de Bolou Kpéta, dans la commune de Zio 2, avec la participation d’une centaine de femmes et d’autres membres de la communauté.

Informer pour mieux prévenir

Au cours de cette rencontre, les participants ont été sensibilisés à l’importance de la prévention des cancers du sein et du col de l’utérus. Les échanges ont notamment porté sur les signes d’alerte, l’importance de consulter un professionnel de santé en cas de manifestation suspecte et la nécessité de ne pas laisser les tabous, les idées reçues ou le manque d’information retarder la prise en charge.

L’objectif était de rendre l’information accessible, de favoriser le dialogue et d’encourager les femmes à accorder davantage d’attention à leur santé.

Car derrière chaque action de sensibilisation, il y a un enjeu fondamental : permettre à chacune de mieux comprendre les risques, de reconnaître les situations qui nécessitent une consultation et de connaître les possibilités de dépistage et de prise en charge.

Des services de proximité pour répondre aux besoins des populations

Fidèle à son approche de proximité, ISCOME TOGO a également profité de cette activité pour proposer des prises de tension artérielle et des contrôles de glycémie aux personnes présentes.

La forte demande observée pour la prise de tension artérielle a particulièrement illustré l’intérêt des populations pour ces services préventifs lorsqu’ils sont accessibles dans leur environnement immédiat.

Cette démarche rappelle que la prévention ne se limite pas à une seule maladie. Elle implique également de multiplier les occasions de s’informer sur sa santé, de repérer certains facteurs de risque et de s’orienter vers les services de santé lorsque cela est nécessaire.

Au cours de l’activité, certaines situations ont nécessité une attention particulière. Des dispositions seront prises pour favoriser l’orientation des personnes concernées vers des examens complémentaires, afin qu’elles puissent bénéficier d’une évaluation médicale adaptée.

Cette activité a bénéficié de l’implication de plusieurs acteurs locaux et sanitaires. La Direction préfectorale de la santé (DPS) de Zio a dépêché une spécialiste en santé sexuelle et reproductive (SSR) pour contribuer aux échanges et à la sensibilisation. La mairie était également représentée, témoignant de l’importance de la mobilisation des acteurs locaux autour des questions de santé communautaire.

ISCOME TOGO et AfrikElles adressent leurs sincères remerciements à la Mairie, à la DPS de Zio, à la chefferie de Bolou Kpéta ainsi qu’à l’ensemble des personnes qui ont contribué à la réalisation de cette activité.

Cette collaboration démontre que les actions de prévention gagnent en portée lorsque les organisations de la société civile, les professionnels de santé, les autorités locales et les communautés unissent leurs efforts.

Pour ISCOME TOGO, aller à la rencontre des communautés constitue un moyen concret de contribuer à la promotion de la santé, de réduire les inégalités d’accès à l’information et d’encourager les comportements favorables à la prévention.

Informer, prévenir et orienter : trois actions essentielles pour que chaque femme, quel que soit son lieu de résidence, puisse prendre soin de sa santé.

À Bolou Kpéta, cette mobilisation est une étape de plus vers une santé communautaire plus accessible, plus inclusive et plus proche des populations.

ISCOME TOGO remercie l’ensemble de ses partenaires et des communautés mobilisées pour leur engagement en faveur de la santé pour toutes et tous.

ISCOME TOGO accompagne les jeunes de Zio 2 à porter leurs idées et à devenir acteurs de l’action climatique

ISCOME TOGO accompagne les jeunes de Zio 2 à porter leurs idées et à devenir acteurs de l’action climatique

Trois groupes de jeunes, trois propositions de projets et trois semaines de préparation. À travers cette démarche, ISCOME TOGO renforce les capacités des jeunes afin qu’ils deviennent des acteurs de la transition écologique dans leur commune.

Il y a environ deux mois, la mairie de Kovié et le Youth Climate Action Fund (YCAF) ont lancé un appel à manifestation d’intérêt invitant les jeunes de la commune de Zio 2 à proposer des initiatives innovantes en matière de gestion des déchets, de protection de l’environnement.

Le Youth Climate Action Fund est un programme de Bloomberg Philanthropies qui accompagne les collectivités locales dans la mobilisation des jeunes pour concevoir et mettre en œuvre des solutions concrètes face aux défis climatiques. Il encourage ainsi les initiatives portées par les jeunes, adaptées aux réalités locales et susceptibles d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.

Dans ce cadre, les jeunes étaient invités à se constituer en groupes et à se faire accompagner par une organisation. ISCOME TOGO a répondu présent.À la suite de rencontres avec des jeunes issus de trois cantons de la commune, l’association a engagé un processus de co-construction qui a abouti à l’élaboration et à la soumission de trois propositions de projets. Ces initiatives sont nées des préoccupations exprimées par les jeunes et de leur volonté de contribuer à la résolution des problèmes environnementaux de leur communauté.Mais pour ISCOME, une question essentielle se posait : comment permettre aux jeunes de défendre eux-mêmes les idées qu’ils ont contribué à concevoir ?

Soumettre un dossier est une première étape. Être capable d’en expliquer les objectifs, de justifier les choix proposés et de répondre aux questions d’un jury en est une autre. ISCOME TOGO a donc décidé de prolonger son accompagnement. Pendant trois semaines, plusieurs séances de préparation ont été organisées avec les membres des différents groupes afin de les aider à maîtriser leurs propositions, à structurer leurs arguments, à prendre la parole en public et à gagner en assurance.Ces séances ont bénéficié de l’implication personnelle du président d’ISCOME TOGO, M. KETOR Stan, aux côtés de ses collaborateurs.

L’objectif allait au-delà de la préparation à une éventuelle sélection. Il s’agissait de donner aux jeunes les moyens de présenter leurs idées avec clarté, de mieux comprendre les solutions qu’ils proposent et d’assumer pleinement leur rôle dans la conduite de leurs initiatives. Car, après tout, ce sont leurs projets, leur environnement et leur commune. Ils doivent pouvoir en être les premiers défenseurs.ISCOME apporte son expérience pour structurer les idées et accompagner leur formulation, mais il est tout aussi important que les jeunes développent leur autonomie et leur capacité à prendre des initiatives.

Investir dans les compétences des jeunes, c’est préparer l’action climatique de demain. Les jeunes ont des idées et une réelle volonté d’agir. Pourtant, ils n’ont pas toujours suffisamment d’occasions d’apprendre à présenter leurs propositions, à argumenter ou à s’exprimer avec assurance devant un public. Ces compétences sont pourtant indispensables, non seulement pour défendre un projet devant un jury, mais aussi pour participer aux décisions locales, travailler en équipe, entreprendre et mobiliser d’autres citoyens autour d’une cause commune.

Pour ISCOME TOGO, accompagner les jeunes, c’est donc agir à deux niveaux : soutenir leurs initiatives environnementales et renforcer les compétences qui leur permettront de les porter dans la durée.Accompagner sans faire à la place des jeunes.Ces rencontres ont également renforcé une conviction : l’accompagnement des jeunes par leurs aînés est essentiel, à condition qu’il ne se substitue pas à leur engagement.Accompagner, ce n’est pas décider à leur place. C’est créer les conditions pour qu’ils puissent apprendre, essayer, se tromper, progresser et prendre confiance en leurs capacités.

Il ne suffit pas d’accompagner un enfant dans son parcours scolaire. Il faut aussi lui permettre d’acquérir des compétences essentielles à la vie : communiquer, écouter, travailler en équipe, défendre une idée, prendre des responsabilités et participer aux décisions qui concernent son avenir.Ces compétences s’acquièrent aussi par la pratique, à travers des expériences concrètes. La préparation des jeunes à la défense de leurs projets en est une illustration. En attendant la décision du jury, ISCOME considère que cette expérience constitue déjà un apprentissage précieux. Quelle que soit l’issue de l’appel, les compétences développées pourront être mobilisées dans d’autres initiatives citoyennes, environnementales ou professionnelles.

L’association entend inscrire davantage d’activités d’éducation citoyenne, de renforcement des capacités et d’engagement environnemental dans son agenda et son plan d’action.ISCOME TOGO salue ainsi cette initiative portée par la mairie de Kovié avec le soutien du YCAF, qui offre aux jeunes une occasion de faire entendre leurs idées et de participer à la recherche de réponses aux défis de leur commune.Notre conviction est simple : les jeunes ne doivent pas être de simples bénéficiaires des actions de développement. Ils doivent pouvoir en être les initiateurs, les porteurs et les acteurs.Accompagner la jeunesse, c’est soutenir ce qu’elle veut réaliser aujourd’hui et lui donner les moyens de construire, avec confiance et responsabilité, les solutions de demain.

ISCOME à Gobe-Vakpo : là où quelques cahiers peuvent changer beaucoup de choses

ISCOME à Gobe-Vakpo : là où quelques cahiers peuvent changer beaucoup de choses

Ils sont dans un village loin du monde… Gobe-Vakpo

Et pourtant, ces enfants sont Togolais
Eux aussi rêvent, eux aussi espèrent, eux aussi ont droit à un avenir meilleur ❤️

Cette année encore, ISCOME s’est mobilisée et s’est rendue à Gobe-Vakpo pour accompagner les enfants à l’occasion de la rentrée scolaire.

Parce que si nous voulons véritablement transformer nos communautés, nous devons appuyer sur un bouton essentiel : celui de l’ÉDUCATION.
L’éducation est une clé fondamentale du développement.

Partout où se trouve un enfant, il doit avoir la possibilité d’aller à l’école.

À Gobe-Vakpo (Préf. WAWA), il n’y a ni boutique, ni librairie. La communication téléphonique y est quasiment inexistante et l’électricité n’y est pas disponible. Pour accéder au marché le plus proche, il faut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres, à travers des routes et des montagnes difficiles d’accès.

Dans de telles conditions, une simple paire de chaussures, un vêtement, un cahier ou un stylo peuvent représenter beaucoup plus qu’un objet : ils peuvent être un encouragement, un signe que quelqu’un pense à ces enfants et croit en leur avenir.

C’est pourquoi notre action ne s’est pas limitée aux fournitures scolaires.
Nous avons également apporté des vêtements, car dans cette localité, l’accès aux vêtements et aux autres produits de première nécessité est loin d’être évident.

Le Togo est profond
Il existe, à quelques heures seulement de nos villes, des communautés dont les réalités restent largement méconnues.

L’éloignement ne doit pourtant jamais être une condamnation.
Le fait de vivre dans une zone difficile d’accès ne doit pas priver un enfant de son droit à l’instruction, à la dignité et à l’espoir.

Nous adressons nos sincères remerciements à toutes les personnes de bonne volonté, aux partenaires, acteurs et organisations qui nous ont permis, cette année encore, d’être aux côtés de ces enfants.

Et nous lançons un encouragement à toutes les ONG, associations et bonnes volontés : continuons à aller là où les besoins sont les plus silencieux.

Parce qu’un enfant qui grandit loin de tout ne doit jamais grandir loin de nos préoccupations.

Un enfant, où qu’il soit au Togo, reste un enfant
Et son avenir nous concerne tous.
🇹🇬❤️

🌱Des cahiers au champ : les jeunes découvrent une autre façon de vivre les vacances – immersion à la Ferme Héritage d’ISCOME

🌱Des cahiers au champ : les jeunes découvrent une autre façon de vivre les vacances – immersion à la Ferme Héritage d’ISCOME

Durant les vacances qui viennent de s’achever, la Ferme Héritage d’ISCOME a accueilli plusieurs jeunes lycéens venus d’horizons divers pour un séjour d’immersion au cœur du monde agricole.

L’objectif était simple : leur permettre de découvrir le métier, de s’initier aux rudiments du monde agricole, de comprendre comment on cultive et prend soin d’un champ, mais aussi de vivre quelques jours autrement, loin des téléphones, de la télévision et des écrans généralement auxquels ils sont habitués en ces moments

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs attentes ont été comblées ! 🌿

Entre activités pratiques, découverte de la ferme et moments de partage, ils ont vécu une expérience enrichissante, qui leur a permis de donner une autre dimension à leurs vacances. 

A la ferme, les journées commencent tôt, au rythme de la rosée et du chant des coqs. On prend soin de soi, on s’occupe de la basse-cour, on travaille au champ, on apprend à cuisiner… Puis vient le moment de s’arrêter pour admirer le soleil qui disparaît à l’horizon. La nuit, place aux sons de la nature : le bruissement des insectes et le silence paisible de la campagne.

Mais au-delà de ces séjours, c’est aussi l’une des vocations de la Ferme Héritage : susciter chez les jeunes l’envie et l’amour du champ, de la terre et de la nature. Leur faire découvrir comment on cultive, comment on entretient un champ, comment on prend soin de la terre et, surtout, leur montrer que l’agriculture est un univers riche d’apprentissages et de possibilités

Un séjour peut parfois changer la trajectoire d’un enfant, d’un jeune bref, d’un être. Revenir à la nature, toucher la terre, prendre soin du vivant… c’est aussi apprendre à regarder le monde autrement et  peut-être, découvrir une nouvelle voie pour son avenir.

🌱 À vous qui souhaitez vivre une expérience pareille, à vous qui habitez dans les environs de la préfecture de Zio et souhaitez faire découvrir les activités agricoles à vos enfants : vous savez désormais où venir !

La Ferme Héritage, qui porte bien son nom, a pour vocation de transmettre à nos enfants le seul héritage qui ne devrait jamais se perdre : l’amour de la terre et le savoir-faire pour en prendre soin.

📍 La ferme est située à Bolou-Ativiémé, à environ une heure de route de Lomé.

Et à tous nos jeunes invités des vacances, désormais replongés dans les cahiers 📚, nous souhaitons une très bonne reprise des cours, beaucoup de réussite et surtout beaucoup de courage pour cette nouvelle année scolaire !

Nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine pour découvrir ensemble l’évolution de la Ferme Héritage. 🌱

Bonne rentrée à tous ! 🎒✨

 Fabrice KASSEFON
Technicien Agricole, responsable de la ferme Héritage

🌳Restaurer les terres, garantir l’avenir : rejoignez l’engagement d’ISCOME

Au Togo, le mois de juin marque généralement le lancement de la campagne nationale de reboisement. C’est une période de mobilisation citoyenne qui rappelle à chacun notre responsabilité collective face aux défis environnementaux.

À l’ISCOME, nous avons une fois de plus répondu présent.

Sous la conduite de notre technicien agronome, Fabrice, les équipes de la ferme ont procédé à la mise en terre de plusieurs essences forestières et fruitières sur nos sites de production. Cette activité marque le coup d’envoi de notre campagne de reboisement 2026.

Cette année, notre objectif est de renforcer le couvert végétal du site 1 de Bolou à travers des opérations de regarnissage, tout en poursuivant le reboisement du site 2 avec un accent particulier sur les agrumes, notamment les citronniers et les orangers.

Mais pour nous, planter des arbres ne consiste pas simplement à mettre un plant en terre. C’est un acte de responsabilité. C’est un engagement envers notre environnement.C’est un investissement pour nous même, pour nos enfants et les générations futures.

Chaque arbre planté contribue à restaurer les sols, à lutter contre l’érosion, à améliorer la qualité de l’air et à renforcer la résilience de nos communautés face aux effets du changement climatique. Dans la préfecture de Zio comme ailleurs au Togo, les arbres demeurent l’une des réponses les plus simples et les plus efficaces pour préserver nos ressources naturelles.

Au-delà de leur rôle écologique, les arbres constituent également une source de richesse durable pour les communautés. Les espèces que nous plantons aujourd’hui , moringa, acacia, arbres fruitiers et autres essences adaptées à notre environnement contribueront demain à la sécurité alimentaire, à la création de revenus et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Les résultats de cette campagne ne seront pas visibles immédiatement. Pourtant, dans quelques années, ces jeunes plants offriront de l’ombre, protégeront les terres agricoles et produiront des fruits. Dans plusieurs décennies, ils témoigneront des choix responsables que nous faisons aujourd’hui.

À l’ISCOME, nous croyons qu’un arbre planté aujourd’hui est un héritage transmis à demain. Et le nom de notre ferme porte si bien son nom La Terre notre Héritage 

🌱 Notre vision est simple : construire un Togo plus vert, des terres plus fertiles et des communautés plus résilientes.

Nous invitons les entreprises, organisations, institutions et personnes de bonne volonté à rejoindre cette dynamique. Ensemble, nous pouvons multiplier les impacts positifs sur l’environnement et les populations.

 📞 Contactez Nous :  

KASSEFON Komi Fabrice
Technicien agronome à  ISCOME

#ISCOME #Reboisement2026 #TogoVert #DéveloppementDurable #Agroforesterie #Environnement #ActionClimatique #PlantonsLavenir #Bolou #Zio 🌳🌿

Sophie KESSOUGBO : une jeune étudiante qui défie les difficultés et choisit la terre, immersion à la ferme HERITAGE de l’association ISCOME

À une époque où beaucoup de jeunes sont attirés par le gain facile, les raccourcis et les illusions de réussite rapide, certaines personnes choisissent  d’autres voies ô combien difficile, mais porteuses d’espoir. C’est le cas de KESSOUGBO Kossiwa Exonam Sophie, une étudiante à l’Université de Lomé qui a fait le choix d’un chemin plus exigeant… mais infiniment plus porteur de sens.

Son histoire commence avec une opportunité : le programme Vacances en Entreprise, initié par le gouvernement togolais avec l’ANPE. Elle rejoint alors la ferme Héritage de  l’ONG ISCOME, comme beaucoup d’autres jeunes en quête d’expérience. Mais pour Sophie, ce n’était pas qu’un passage. C’était une rencontre avec une vocation.

Dans un environnement où  l’agriculture est souvent perçue comme pénible, peu valorisée, voire “pas faite pour les jeunes filles”, Sophie fait un choix fort : s’y engager pleinement. Elle découvre l’agroforesterie, s’y attache, s’y investit… et décide d’y construire quelque chose de durable.

Après le séjour dédié à l’ANPE, elle décide de revenir au champ de sa propre initiative et cherche à mieux comprendre l’environnement et apprendre à connaitre le monde agricole avec tous ses difficultés. 

Aujourd’hui, elle porte un défi impressionnant : la mise en place d’une pépinière de 10 000 plants pour la prochaine campagne de reboisement. Un travail exigeant, qui demande de la patience, de la rigueur, et surtout une foi profonde en ce que l’on construit.

Mais ce qui rend son parcours encore plus inspirant, c’est la manière dont elle avance. Dans un esprit profondément humain et solidaire, Sophie ne marche pas seule. Elle entraîne avec elle ses camarades d’amphi. Ensemble, ils quittent le confort de la ville,  pour se confronter à la terre, au soleil, à la réalité du terrain.

Pendant que d’autres cherchent des chemins rapides vers l’argent, eux ils ont  choisi d’apprendre, de construire, de produire. Ils acceptent de se salir les mains pour bâtir quelque chose de vrai. À la ferme d’ISCOME, ils découvrent une autre richesse : celle du travail, de la patience, et de l’impact concret.

Avec ingéniosité, Sophie et ses collègues Mewi, Natacha accompagné par Jules M’BOUKE récupèrent des sachets plastiques auprès de collecteurs de déchets de la capitale.  Ils les recyclent  pour l’empotage, donnant ainsi une seconde vie à ces matériaux tout en contribuant à la production de milliers de plants. Un geste simple, mais profondément engagé, qui lie écologie, responsabilité et action.

Sophie incarne aujourd’hui à nos yeux  cette jeunesse consciente qui refuse la facilité au profit de l’essentiel. Une jeunesse qui comprend que l’avenir ne se consomme pas… il se construit.

Son parcours et celui de ses camarades est un symbole marquant  :
👉 Oui, il est possible d’être jeune, étudiant(e), et de choisir un chemin différent.
👉 Oui, il est possible de créer de la valeur autrement.
👉 Et surtout, oui… il est possible de redonner à la terre ce qu’elle nous offre.

KESSOUGBO Kossiwa Exonam Sophie et ses amis ne suivent pas la tendance. Ils tracent leur voie. Et dans chacun des plants qu’ils préparent  aujourd’hui, ils sèment bien plus que des arbres : ils sèment de l’espoir. 🌱


Congés de détente verts pour les enfants à la ferme-école « La Terre : Notre Héritage »

Dans le souci de mettre à profit les congés de détente dont jouit les apprenants  au Togo, l’association ISCOME a organisé, du 16 au 18 février 2026, une activité  «éducative » et récréative à la ferme-école « La Terre : Notre Héritage » à Bolou-Ativémé, au profit des enfants de la communauté.

Près d’une trentaine d’enfants, issus du primaire et du secondaire âgés de 9 à 16 ans, ont pris part à cette initiative. Leur mobilisation a été facilitée grâce à l’appui du chef du village et des leaders communautaires, que nous remercions pour leur accompagnement et leur engagement en faveur de l’éducation des enfants.

Trois jours d’apprentissage, d’échanges et de découverte

Durant ces trois jours, les enfants ont participé à plusieurs activités mêlant éducation citoyenne, sensibilisation sociale et découverte de l’environnement. Les échanges ont porté notamment sur :

  • les droits et devoirs de l’enfant ;
  • la protection du corps et la prévention des grossesses précoces ;
  • la confiance en soi et l’expression personnelle ;
  • l’importance de l’école et les choix d’avenir ;
  • les réalités et les risques liés à l’exode rural ;
  • la protection de l’environnement et les bonnes pratiques écocitoyennes.

Les jeunes  participant(e)s ont également bénéficié d’une initiation au jardin pédagogique, avec une découverte de la culture hors-sol et une visite de la ferme, des moments particulièrement appréciés qui leur ont permis de mieux comprendre le lien entre agriculture, alimentation et protection de la nature.

Une approche participative et adaptée aux enfants

Les différentes séances ont été conduites de manière participative et ludique, à travers des jeux éducatifs, des discussions guidées, des travaux de groupe et des activités d’expression. Cette approche a favorisé la prise de parole des enfants, le partage d’expériences et le développement de leur confiance en eux.

Au cours des échanges et des activités, certains défis ont été observés, notamment des difficultés chez plusieurs enfants en lecture, en expression orale et en aisance dans la prise de parole. Ces constats soulignent l’importance de renforcer l’accompagnement éducatif des enfants de la communauté.

Dans cette perspective, ISCOME envisage de développer des activités éducatives régulières autour de la bibliothèque verte de la ferme-école, combinant lecture, expression et sensibilisation environnementale. L’objectif est d’offrir aux enfants un cadre d’apprentissage stimulant où ils pourront améliorer leurs compétences scolaires tout en développant une conscience écologique et un intérêt pour les pratiques agricoles durables.

Des initiatives telles que des séances de lecture thématique, des concours de dictée, des clubs verts pour enfants et des activités pédagogiques autour du jardin pourraient ainsi être mises en place afin de lier éducation, environnement et développement personnel.

Cette activité a permis d’offrir aux enfants un espace d’apprentissage, d’expression et de découverte, tout en les sensibilisant aux enjeux sociaux et environnementaux qui concernent leur avenir.

ISCOME remercie chaleureusement les autorités locales, les parents et tous les acteurs communautaires qui ont contribué à la réussite de cette initiative en faveur de l’éducation et de l’épanouissement des enfants.

À travers la ferme-école « La Terre : Notre Héritage », ISCOME poursuit son ambition de faire de ce lieu un espace d’apprentissage vivant où les enfants peuvent grandir, apprendre et développer un lien responsable avec la nature.

Car éduquer les enfants aujourd’hui, c’est aussi préparer les protecteurs de la terre de demain. 🌱

 

ISCOME organise une formation en apiculture au service de l’environnement et de l’agriculture

ISCOME organise une formation en apiculture au service de l’environnement et de l’agriculture

Et si protéger les abeilles, c’était aussi protéger l’humanité ?

C’est autour de cette conviction que l’Association Initiative Santé Communautaire pour un Monde Épanoui (ISCOME) a organisé, du 24 au 26 novembre 2025, une formation de 72 heures sur l’apiculture, réunissant une quinzaine de participants engagés et curieux de découvrir un domaine aussi stratégique que passionnant.

À la découverte d’un monde invisible mais indispensable : 

Animée par l’ingénieur POUTOULI Yao Aklisso, apiculteur et technicien reconnu, fort de plus de trente années d’expérience, cette formation a permis aux participant de découvrir le monde  fascinant des abeilles, véritables piliers de la vie sur  la terre.

Au fil des échanges et des travaux pratiques, les participants se sont familiarisés avec des notions comme:

  • l’organisation sociale de la ruche (reine, ouvrières, couvain) ;
  • les produits de la ruche (miel, cire, gelée royale) ;
  • la pollinisation, essentiel  à la production agricole ;
  • les techniques de piégeage des essaims ;
  • les différents types de ruches et l’utilisation de la cire gaufrée.

Grâce à une approche concrète, pédagogique et passionnée, le formateur a su transmettre bien plus que des connaissances : une véritable conscience écologique et un profond respect et amour pour les abeilles.

En effet l’apiculture ne se limite pas à la production de miel. Elle est à la fois :

une opportunité économique et une source d’emplois pour les jeunes ;

un élément incontournable  pour la production agriculture ;

un maillon essentiel de la santé humaine, par la qualité des aliments produits.

À travers cette initiative, ISCOME réaffirme son engagement en faveur  d’une agriculture responsable et de la protection de l’environnement. Grâce à cette formation,  les participants ont été sensibilisés aux dangers de l’utilisation abusive des pesticides, qui menacent les abeilles, appauvrissent les sols et fragilisent la sécurité alimentaire. 

C’est fort de ce rôle que certains affirme souvent que sans « Si les abeilles disparaissent de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre« . 
Les abeilles jouent un rôle important dans l’agriculture grace à la pollinisation. Et ce rôle n’est pas vraiment connu de nos paysans. La formation a été donc une occasion d’apprentissage, de partages d’expérience

 Pour donner un sens à la formation, des ruches ont été installées à l’issue du programme dérouler par le formateur, traduisant la volonté d’ISCOME de passer de la sensibilisation à l’impact réel sur le terrain.

D’autres sessions de formation sont envisagées, sous réserve de disponibilité des moyens, afin d’étendre cette dynamique à plusieurs acteurs.

📍 Restez connectés sur nos différentes plateforme pour ne pas manquer les prochaines formations organisées à la ferme
« La Terre, Notre Héritage », située à Bolou Ativémé, dans la commune de Zio 2.

Nos sincères remerciements à M. POUTOULI Yao Aklisso pour avoir accepté de partager son temps, son expérience et sa passion avec nous.
Un grand merci également à toutes celles et à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à la réussite de cette formation.

Vacances actives en entreprise : un mois d’immersion à la ferme d’ISCOME qui a changé leur vision du travail et de la terre

Vacances actives en entreprise : un mois d’immersion à la ferme d’ISCOME qui a changé leur vision du travail et de la terre

Un mois d’apprentissage, de découvertes… et de transformation humaine.
Cette année, dans le cadre du programme gouvernemental Vacances Actives en Entreprise 2025, initié par. l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE)pour offrir à plus de 1000 jeunes togolais une immersion réelle dans le monde professionnel, ISCOME a eu l’honneur d’accueillir trois étudiants de l’Université de Lomé, tous en parcours de licence à l,UNIVERSITE de LOME

🎓 Ambroise, Sophie et Innocent sont devenus les tout premiers jeunes à vivre l’expérience de la Ferme-École “La Terre Notre Héritage”, située à Bolou-Ativémé.

🌾 Un mois loin du confort… tout près de l’essentiel
Pendant leur séjour, ces jeunes habitués au rythme urbain ont plongé dans la réalité du monde agricole.
Ils ont accepté de quitter leurs familles, le confort et les habitudes de la ville… pour vivre au rythme de la terre.
Ils ont semé.
Ils ont labouré.
Ils ont planté.
Ils ont transformé la terre de leurs mains.
Ils ont partagé les nuits, les doutes et les efforts des fermiers.
Ils ont affronté les difficultés que connaissent chaque jour nos mamans et nos papas entrepreneurs agricoles.
Et surtout…
Ils ont découvert leur propre capacité de résilience.

👨‍🌾 Des découvertes qui changent une vie
Ambroise, étudiant en agro-économie ESA, dit désormais mesurer toute la responsabilité qui l’attend s’il poursuit dans cette voie : « comprendre les chiffres, c’est bien ; comprendre la réalité du terrain, c’est indispensable », la pluie, la main d oeuvre, la rentabilité etc
 Sophie, en physiologie végétale (FDS), a été confrontée aux défis des planteurs : maladies des cultures, fragilité des arbres, enjeux forestiers… Elle confie que cette immersion lui a ouvert les yeux sur « ce qu’aucun cours n’explique vraiment ».
Innocent, lui, a découvert que l’agriculture est un monde d’efforts, de patience, mais aussi de passion et de dignité.
En seulement un mois, leurs perceptions du monde paysan ont profondément changé.
🧡 Ils repartent transformés.

Au-delà du travail agricole, ces jeunes ont aussi observé le fonctionnement d’une association, l’engagement citoyen, les notions de base dans une organisation etc… une dimension que beaucoup d’étudiants ne connaissent que de loin.

ISCOME félicite l’État togolais pour cette initiative innovante et encourage la poursuite { voire l’intensification} de ce programme.
Nous plaidons pour que chaque étudiant togolais ait l’obligation d’effectuer un stage, non seulement dans les entreprises classiques, mais aussi dans les ateliers artisans, les fermes, les espaces d’innovation sociale, bref une forme d’immersion citoyenne et patriotique.

La perception que nous avons du TRAVAIL doit evoluer ;
Travailler ce n’est pas uniquement s’asseoir dans un bureau devant un ordinateur ou des dossiers.
Le travail, c’est aussi souder, construire, cultiver, créer, transformer.
Le travail, c’est donner du sens a sa vie
Et nos trois stagiaires n’ont rien perdu en choisissant la terre plutôt qu’un bureau.
Au contraire : ils ont gagné une expérience de vie.

🌟 Merci à Ambroise, Sophie et Innocent !
Merci pour votre courage, votre ouverture, votre humilité.
Vous avez ouvert la voie. D’autres jeunes suivront.
La  ferme Lq Terre Notre Héritage vous garde dans son histoire.
Et ISCOME reste engagé à offrir aux jeunes des expériences qui transforment. Suivez nous sur nos differentes plateformes de communication :

 

 

Transformer pour s’émanciper : ISCOME mise sur la valorisation des fruits locaux pour lutter contre la pauvreté

Si vous n’avez jamais sillonné un marché dans un village ou visité un champ en pleine saison, vous ne pouvez imaginer la tristesse de voir des tonnes de fruits pourrir faute de débouchés. Mangues, citrons, ananas, oranges… des fruits natureles qui finissent souvent au sol, gaspillés, alors que nos communautés souffrent encore de malnutrition et de pauvreté.
Quelques semaines plus tard, ces mêmes fruits deviennent rares et très chers. Un paradoxe douloureux, mais révélateur d’un grand défi : l’absence de transformation locale.

Consciente de cette réalité, l’Association ISCOME (Initiative Santé Communautaire pour un Monde Épanoui) a décidé d’agir. En août 2025, elle a organisé à sa ferme “La Terre, Notre héritage” une session pratique de transformation et de valorisation des fruits locaux. Ce mois coïncidant avec l’abondance du citron, la formation a permis aux participant(e)s d’apprendre à transformer différents fruits disponibles en sirops naturels (citron, gingembre, orange, pamplemousse…), confitures (banane, mangue, ananas..), purée et concentré de tomate, entre autres.

Dans une démarche d’économie circulaire, ISCOME a également initié les participants à la fabrication de produits cosmétiques à base de déchets organiques, comme les peaux de banane et autres résidus, transformés en savon et huile de pommade.
Rien ne se perd : tout se transforme pour créer de la valeur.

Une dizaine de participants ont pris part à cette première session, marquant le début d’une série d’ateliers que ISCOME prévoit d’organiser à chaque saison fruitière. L’objectif est clair : transmettre le savoir-faire, encourager l’autonomie économique et promouvoir une consommation locale et responsable.

La ferme “La Terre, notre héritage”, située au cœur de la communauté rurale à BOLOU ATTIVIME, se veut un centre de diffusion de connaissances pratiques en agriculture, agroécologie et transformation des produits locaux. Elle incarne la vision d’ISCOME : aider les communautés à produire, transformer et consommer localement pour sortir durablement de la pauvreté.

Nous avons les ressources, nous avons le potentiel. Ce qui nous manque, c’est la connaissance. Ensemble, cultivons le savoir et transformons nos richesses pour bâtir un avenir prospère.

Félicitations a tous les participant(e)s, et merci à ceux et celles qui ont contribué à la réussite de cette belle initiative et au formateur Seringe Saliou Niang (Technicien Agro Alimentaire) pour sons sens d’ouverture et le partage de connaissances.