Vacances actives en entreprise : un mois d’immersion à la ferme d’ISCOME qui a changé leur vision du travail et de la terre

Vacances actives en entreprise : un mois d’immersion à la ferme d’ISCOME qui a changé leur vision du travail et de la terre

Un mois d’apprentissage, de découvertes… et de transformation humaine.
Cette année, dans le cadre du programme gouvernemental Vacances Actives en Entreprise 2025, initié par. l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE)pour offrir à plus de 1000 jeunes togolais une immersion réelle dans le monde professionnel, ISCOME a eu l’honneur d’accueillir trois étudiants de l’Université de Lomé, tous en parcours de licence à l,UNIVERSITE de LOME

🎓 Ambroise, Sophie et Innocent sont devenus les tout premiers jeunes à vivre l’expérience de la Ferme-École “La Terre Notre Héritage”, située à Bolou-Ativémé.

🌾 Un mois loin du confort… tout près de l’essentiel
Pendant leur séjour, ces jeunes habitués au rythme urbain ont plongé dans la réalité du monde agricole.
Ils ont accepté de quitter leurs familles, le confort et les habitudes de la ville… pour vivre au rythme de la terre.
Ils ont semé.
Ils ont labouré.
Ils ont planté.
Ils ont transformé la terre de leurs mains.
Ils ont partagé les nuits, les doutes et les efforts des fermiers.
Ils ont affronté les difficultés que connaissent chaque jour nos mamans et nos papas entrepreneurs agricoles.
Et surtout…
Ils ont découvert leur propre capacité de résilience.

👨‍🌾 Des découvertes qui changent une vie
Ambroise, étudiant en agro-économie ESA, dit désormais mesurer toute la responsabilité qui l’attend s’il poursuit dans cette voie : « comprendre les chiffres, c’est bien ; comprendre la réalité du terrain, c’est indispensable », la pluie, la main d oeuvre, la rentabilité etc
 Sophie, en physiologie végétale (FDS), a été confrontée aux défis des planteurs : maladies des cultures, fragilité des arbres, enjeux forestiers… Elle confie que cette immersion lui a ouvert les yeux sur « ce qu’aucun cours n’explique vraiment ».
Innocent, lui, a découvert que l’agriculture est un monde d’efforts, de patience, mais aussi de passion et de dignité.
En seulement un mois, leurs perceptions du monde paysan ont profondément changé.
🧡 Ils repartent transformés.

Au-delà du travail agricole, ces jeunes ont aussi observé le fonctionnement d’une association, l’engagement citoyen, les notions de base dans une organisation etc… une dimension que beaucoup d’étudiants ne connaissent que de loin.

ISCOME félicite l’État togolais pour cette initiative innovante et encourage la poursuite { voire l’intensification} de ce programme.
Nous plaidons pour que chaque étudiant togolais ait l’obligation d’effectuer un stage, non seulement dans les entreprises classiques, mais aussi dans les ateliers artisans, les fermes, les espaces d’innovation sociale, bref une forme d’immersion citoyenne et patriotique.

La perception que nous avons du TRAVAIL doit evoluer ;
Travailler ce n’est pas uniquement s’asseoir dans un bureau devant un ordinateur ou des dossiers.
Le travail, c’est aussi souder, construire, cultiver, créer, transformer.
Le travail, c’est donner du sens a sa vie
Et nos trois stagiaires n’ont rien perdu en choisissant la terre plutôt qu’un bureau.
Au contraire : ils ont gagné une expérience de vie.

🌟 Merci à Ambroise, Sophie et Innocent !
Merci pour votre courage, votre ouverture, votre humilité.
Vous avez ouvert la voie. D’autres jeunes suivront.
La  ferme Lq Terre Notre Héritage vous garde dans son histoire.
Et ISCOME reste engagé à offrir aux jeunes des expériences qui transforment. Suivez nous sur nos differentes plateformes de communication :

 

 

Transformer pour s’émanciper : ISCOME mise sur la valorisation des fruits locaux pour lutter contre la pauvreté

Si vous n’avez jamais sillonné un marché dans un village ou visité un champ en pleine saison, vous ne pouvez imaginer la tristesse de voir des tonnes de fruits pourrir faute de débouchés. Mangues, citrons, ananas, oranges… des fruits natureles qui finissent souvent au sol, gaspillés, alors que nos communautés souffrent encore de malnutrition et de pauvreté.
Quelques semaines plus tard, ces mêmes fruits deviennent rares et très chers. Un paradoxe douloureux, mais révélateur d’un grand défi : l’absence de transformation locale.

Consciente de cette réalité, l’Association ISCOME (Initiative Santé Communautaire pour un Monde Épanoui) a décidé d’agir. En août 2025, elle a organisé à sa ferme “La Terre, Notre héritage” une session pratique de transformation et de valorisation des fruits locaux. Ce mois coïncidant avec l’abondance du citron, la formation a permis aux participant(e)s d’apprendre à transformer différents fruits disponibles en sirops naturels (citron, gingembre, orange, pamplemousse…), confitures (banane, mangue, ananas..), purée et concentré de tomate, entre autres.

Dans une démarche d’économie circulaire, ISCOME a également initié les participants à la fabrication de produits cosmétiques à base de déchets organiques, comme les peaux de banane et autres résidus, transformés en savon et huile de pommade.
Rien ne se perd : tout se transforme pour créer de la valeur.

Une dizaine de participants ont pris part à cette première session, marquant le début d’une série d’ateliers que ISCOME prévoit d’organiser à chaque saison fruitière. L’objectif est clair : transmettre le savoir-faire, encourager l’autonomie économique et promouvoir une consommation locale et responsable.

La ferme “La Terre, notre héritage”, située au cœur de la communauté rurale à BOLOU ATTIVIME, se veut un centre de diffusion de connaissances pratiques en agriculture, agroécologie et transformation des produits locaux. Elle incarne la vision d’ISCOME : aider les communautés à produire, transformer et consommer localement pour sortir durablement de la pauvreté.

Nous avons les ressources, nous avons le potentiel. Ce qui nous manque, c’est la connaissance. Ensemble, cultivons le savoir et transformons nos richesses pour bâtir un avenir prospère.

Félicitations a tous les participant(e)s, et merci à ceux et celles qui ont contribué à la réussite de cette belle initiative et au formateur Seringe Saliou Niang (Technicien Agro Alimentaire) pour sons sens d’ouverture et le partage de connaissances.  

Quand la terre devient héritage : Une ferme écologique en construction à Bolou (Zio-TOGO)

À Bolou, une révolution silencieuse est en marche : la construction de La Ferme La Terre Notre Héritage, un projet porté par l’Association ISCOME. Ce lieu sera bien plus qu’une ferme ; il incarne une réponse aux défis de notre temps, un engagement en faveur de l’écoconstruction, de la protection de l’environnement et de l’agriculture durable. Dans un contexte où les bâtiments en ciment et les pratiques agricoles intensives mettent à mal notre écosystème, ce projet se veut un symbole de renouveau. En privilégiant des matériaux naturels comme la terre pour construire, nous faisons le choix de bâtir autrement : des structures écologiques, saines et adaptées à nos réalités climatiques. Cette ferme sera un modèle à suivre, un espace où innovation et respect de l’environnement cohabitent harmonieusement.

Derrière chaque brique posée, il y a des mains et des cœurs dévoués. Nous saluons le travail exceptionnel des ouvriers, ces artisans de l’ombre qui transforment un rêve en réalité. Ils travaillent sans relâche, surmontant chaleur, fatigue et difficultés avec une détermination exemplaire. Nous exprimons également notre reconnaissance aux conducteurs de camions, qui bravent des routes parfois impraticables pour acheminer terre, pierre et autres matériaux indispensables. Grâce à leur courage et leur persévérance, les fondations de ce projet prennent forme.

Enfin, nous remercions chaleureusement tous ceux qui, dans l’ombre, soutiennent cette vision  donateurs et amis de la terre. Votre engagement discret mais inébranlable est la racine profonde de ce projet.

La Ferme La Terre Notre Héritage ne sera pas seulement un centre de production agricole. Elle sera un espace de partage, d’apprentissage et de transformation. Les jeunes y seront formés aux pratiques agricoles saines et écologiques, et les amoureux de la nature y trouveront un cadre idéal pour échanger et innover ensemble.

Ce projet ambitieux n’en est qu’à ses débuts. Pour qu’il devienne une véritable vitrine de développement pour le canton de Bolou et un exemple à suivre pour tout le pays, nous avons besoin de vous. Par vos prières, vos idées et vos contributions, vous pouvez participer à cette aventure.

À nos soutiens et à tous ceux qui croient en un avenir durable : Merci. Ensemble, faisons de ce projet un symbole de fierté et d’espoir pour Bolou et au-delà. 🌱

Stan KETOR

ISCOME : Ferme agroécologique La Terre Notre Héritage à Bolou Attivimé (Zio)

Après plusieurs mois de travail acharné et d’expérimentation, nous sommes heureux de vous annoncer que la Ferme la Terre Notre Héritage est désormais en activité ! Située à Bolou Attivimé, cette ferme agroécologique marque une nouvelle étape dans l’engagement des membres d’ISCOME pour une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Il y a quelques mois, le président d’ISCOME, M. KETOR Stan, écrivait sur ce blog un article intitulé L’agroécologie : une alternative prometteuse pour nos communautés rurales.(https://www.iscometogo.org/lagroecologie-une-alternative-prometteuse-pour-nos-communautes-rurales/)

Il faisait le constat sans appel que nos champs et nos paysans étaient envahis par les produits chimiques. Infirmier de profession, il connaît bien les effets néfastes à long terme d’un usage abusif et incontrôlé des pesticides et des intrants chimiques agricoles sur la santé des populations. Cette situation a contribué fortement au niveau de notre association à travailler sur   pour la mise en place d’un site  où l’on promeut et enseigne l’agriculture naturelle, telle que pratiquée par nos parents.

La Ferme La Terre Notre Héritage a donc pour vocation de devenir, dans quelques années, un pôle de formation et d’expérimentation des techniques agroécologiques innovantes mais toujours inspirée dans de la tradition et de la nature. Elle offrira aux jeunes amoureux de la terre une opportunité unique d’apprendre les techniques de culture saine. Grâce à des formations pratiques, ils découvriront des méthodes biologiques de production, axées sur la préservation des sols et la qualité des produits. Si vous souhaitez partager vos connaissances  dans le domaine,  n’hésitez pas à nous contacter ! On sera heureux d’en apprendre de vous également.

Nous avons déjà commencé les premières récoltes, avec une belle diversité de produits sains, cultivés, bien entendu, sans intrants chimiques. Nous proposons : piment, tomate, aubergine, épinard africain, patate douce, gombo, adémé, etc. Si vous cherchez des produits frais et sains, contactez-nous dès maintenant !

Par ailleurs, dans notre démarche de promotion d’une agriculture durable, nous avons constaté que de nombreux producteurs ou ménages génèrent des déchets organiques. Nous pouvons travailler ensemble en collectant vos déchets, qu’ils proviennent de bétail ou d’autres sources, pour les décomposer. Contactez-nous pour la collecte de vos résidus. Nous les transformons en compost pour nourrir nos cultures, bouclant ainsi le cycle de production tout en réduisant les déchets.

Rejoignez-nous dans cette aventure pour une agriculture durable et locale ! Ensemble, faisons de la terre un héritage sain pour les générations futures.

Contactez-nous  sans hésiter pour œuvrer ensemble pour le bien de la Terre.

L’agroécologie : Une alternative prometteuse pour nos communautés rurales

De nos jours, nous observons tous une utilisation excessive des intrants chimiques agricoles dans nos champs et nos jardins, une pratique qui soulève de sérieuses préoccupations quant à ses conséquences sur la santé de nos populations. Cette tendance est particulièrement alarmante dans le domaine maraîcher, où l’utilisation incontrôlée d’herbicides, d’insecticides et de fongicides menace non seulement la santé des utilisateurs, mais également celle des consommateurs finaux. Les fabricants de ces produits fournissent des instructions d’utilisation que nos paysans, souvent illettrés, peinent à respecter.

Face à cette situation préoccupante, l’Association ISCOME, intervenant également dans le domaine de la santé, s’est donnée pour mission de sensibiliser les paysans aux conséquences de l’usage des produits chimiques dans les champs, ainsi qu’aux alternatives biologiques en matière d’intrants agricoles. Nous militons en interne pour une nouvelle approche du travail agricole, privilégiant les méthodes biologiques et respectueuses de l’environnement. Dans cette optique, nous avons mis en place un site pilote d’expérimentation d’une agriculture essentiellement biologique à Bolou Ativimé, où nous nous employons à démontrer qu’il est possible de concilier rendement agricole et préservation de la qualité des produits, sans recourir systématiquement aux engrais chimiques.

En 2023, grâce au soutien du FNAPP, nous avons formé des agriculteurs à l’utilisation d’engrais biologiques comme le bokashi, obtenu à partir de la décomposition des matières organiques, et avons également encouragé l’expérimentation d’autres techniques agricoles durables, telles que l’agroforesterie et la permaculture.

Pour étendre cette initiative et susciter un vaste mouvement en faveur de l’agroécologie, nous avons décidé de travailler en collaboration avec les maraîchers des localités de Djagblé et Badja Halè, dans la préfecture de Zio, au sud du Togo. En nous appuyant sur les groupements de femmes maraîchères, nous cherchons à identifier leurs besoins, à comprendre les difficultés auxquelles elles sont confrontées au quotidien et à proposer des solutions adaptées, en mettant l’accent sur les pratiques agroécologiques.

En effet, nos observations sur le terrain ont révélé des rendements agricoles insuffisants malgré l’utilisation de produits chimiques à Djagblé, tandis qu’à Badja Halè, les femmes maraîchères font face à des défis majeurs en matière d’irrigation en raison du manque d’infrastructures adéquates.

Il est clair que des efforts significatifs doivent être déployés pour promouvoir l’agroécologie et soutenir les agriculteurs dans leur transition vers des pratiques agricoles durables. En collaborant avec tous les acteurs concernés, nous sommes convaincus que nous pouvons marquer notre époque de manière positive et contribuer au bien-être de nos populations, tout en préservant notre santé et notre environnement.

Stan KETOR

ISCOME TOGO