ISCOME organise une formation en apiculture au service de l’environnement et de l’agriculture

ISCOME organise une formation en apiculture au service de l’environnement et de l’agriculture

Et si protéger les abeilles, c’était aussi protéger l’humanité ?

C’est autour de cette conviction que l’Association Initiative Santé Communautaire pour un Monde Épanoui (ISCOME) a organisé, du 24 au 26 novembre 2025, une formation de 72 heures sur l’apiculture, réunissant une quinzaine de participants engagés et curieux de découvrir un domaine aussi stratégique que passionnant.

À la découverte d’un monde invisible mais indispensable : 

Animée par l’ingénieur POUTOULI Yao Aklisso, apiculteur et technicien reconnu, fort de plus de trente années d’expérience, cette formation a permis aux participant de découvrir le monde  fascinant des abeilles, véritables piliers de la vie sur  la terre.

Au fil des échanges et des travaux pratiques, les participants se sont familiarisés avec des notions comme:

  • l’organisation sociale de la ruche (reine, ouvrières, couvain) ;
  • les produits de la ruche (miel, cire, gelée royale) ;
  • la pollinisation, essentiel  à la production agricole ;
  • les techniques de piégeage des essaims ;
  • les différents types de ruches et l’utilisation de la cire gaufrée.

Grâce à une approche concrète, pédagogique et passionnée, le formateur a su transmettre bien plus que des connaissances : une véritable conscience écologique et un profond respect et amour pour les abeilles.

En effet l’apiculture ne se limite pas à la production de miel. Elle est à la fois :

une opportunité économique et une source d’emplois pour les jeunes ;

un élément incontournable  pour la production agriculture ;

un maillon essentiel de la santé humaine, par la qualité des aliments produits.

À travers cette initiative, ISCOME réaffirme son engagement en faveur  d’une agriculture responsable et de la protection de l’environnement. Grâce à cette formation,  les participants ont été sensibilisés aux dangers de l’utilisation abusive des pesticides, qui menacent les abeilles, appauvrissent les sols et fragilisent la sécurité alimentaire. 

C’est fort de ce rôle que certains affirme souvent que sans « Si les abeilles disparaissent de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre« . 
Les abeilles jouent un rôle important dans l’agriculture grace à la pollinisation. Et ce rôle n’est pas vraiment connu de nos paysans. La formation a été donc une occasion d’apprentissage, de partages d’expérience

 Pour donner un sens à la formation, des ruches ont été installées à l’issue du programme dérouler par le formateur, traduisant la volonté d’ISCOME de passer de la sensibilisation à l’impact réel sur le terrain.

D’autres sessions de formation sont envisagées, sous réserve de disponibilité des moyens, afin d’étendre cette dynamique à plusieurs acteurs.

📍 Restez connectés sur nos différentes plateforme pour ne pas manquer les prochaines formations organisées à la ferme
« La Terre, Notre Héritage », située à Bolou Ativémé, dans la commune de Zio 2.

Nos sincères remerciements à M. POUTOULI Yao Aklisso pour avoir accepté de partager son temps, son expérience et sa passion avec nous.
Un grand merci également à toutes celles et à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à la réussite de cette formation.

Vacances actives en entreprise : un mois d’immersion à la ferme d’ISCOME qui a changé leur vision du travail et de la terre

Vacances actives en entreprise : un mois d’immersion à la ferme d’ISCOME qui a changé leur vision du travail et de la terre

Un mois d’apprentissage, de découvertes… et de transformation humaine.
Cette année, dans le cadre du programme gouvernemental Vacances Actives en Entreprise 2025, initié par. l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE)pour offrir à plus de 1000 jeunes togolais une immersion réelle dans le monde professionnel, ISCOME a eu l’honneur d’accueillir trois étudiants de l’Université de Lomé, tous en parcours de licence à l,UNIVERSITE de LOME

🎓 Ambroise, Sophie et Innocent sont devenus les tout premiers jeunes à vivre l’expérience de la Ferme-École “La Terre Notre Héritage”, située à Bolou-Ativémé.

🌾 Un mois loin du confort… tout près de l’essentiel
Pendant leur séjour, ces jeunes habitués au rythme urbain ont plongé dans la réalité du monde agricole.
Ils ont accepté de quitter leurs familles, le confort et les habitudes de la ville… pour vivre au rythme de la terre.
Ils ont semé.
Ils ont labouré.
Ils ont planté.
Ils ont transformé la terre de leurs mains.
Ils ont partagé les nuits, les doutes et les efforts des fermiers.
Ils ont affronté les difficultés que connaissent chaque jour nos mamans et nos papas entrepreneurs agricoles.
Et surtout…
Ils ont découvert leur propre capacité de résilience.

👨‍🌾 Des découvertes qui changent une vie
Ambroise, étudiant en agro-économie ESA, dit désormais mesurer toute la responsabilité qui l’attend s’il poursuit dans cette voie : « comprendre les chiffres, c’est bien ; comprendre la réalité du terrain, c’est indispensable », la pluie, la main d oeuvre, la rentabilité etc
 Sophie, en physiologie végétale (FDS), a été confrontée aux défis des planteurs : maladies des cultures, fragilité des arbres, enjeux forestiers… Elle confie que cette immersion lui a ouvert les yeux sur « ce qu’aucun cours n’explique vraiment ».
Innocent, lui, a découvert que l’agriculture est un monde d’efforts, de patience, mais aussi de passion et de dignité.
En seulement un mois, leurs perceptions du monde paysan ont profondément changé.
🧡 Ils repartent transformés.

Au-delà du travail agricole, ces jeunes ont aussi observé le fonctionnement d’une association, l’engagement citoyen, les notions de base dans une organisation etc… une dimension que beaucoup d’étudiants ne connaissent que de loin.

ISCOME félicite l’État togolais pour cette initiative innovante et encourage la poursuite { voire l’intensification} de ce programme.
Nous plaidons pour que chaque étudiant togolais ait l’obligation d’effectuer un stage, non seulement dans les entreprises classiques, mais aussi dans les ateliers artisans, les fermes, les espaces d’innovation sociale, bref une forme d’immersion citoyenne et patriotique.

La perception que nous avons du TRAVAIL doit evoluer ;
Travailler ce n’est pas uniquement s’asseoir dans un bureau devant un ordinateur ou des dossiers.
Le travail, c’est aussi souder, construire, cultiver, créer, transformer.
Le travail, c’est donner du sens a sa vie
Et nos trois stagiaires n’ont rien perdu en choisissant la terre plutôt qu’un bureau.
Au contraire : ils ont gagné une expérience de vie.

🌟 Merci à Ambroise, Sophie et Innocent !
Merci pour votre courage, votre ouverture, votre humilité.
Vous avez ouvert la voie. D’autres jeunes suivront.
La  ferme Lq Terre Notre Héritage vous garde dans son histoire.
Et ISCOME reste engagé à offrir aux jeunes des expériences qui transforment. Suivez nous sur nos differentes plateformes de communication :

 

 

ISCOME : Ferme agroécologique La Terre Notre Héritage à Bolou Attivimé (Zio)

Après plusieurs mois de travail acharné et d’expérimentation, nous sommes heureux de vous annoncer que la Ferme la Terre Notre Héritage est désormais en activité ! Située à Bolou Attivimé, cette ferme agroécologique marque une nouvelle étape dans l’engagement des membres d’ISCOME pour une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Il y a quelques mois, le président d’ISCOME, M. KETOR Stan, écrivait sur ce blog un article intitulé L’agroécologie : une alternative prometteuse pour nos communautés rurales.(https://www.iscometogo.org/lagroecologie-une-alternative-prometteuse-pour-nos-communautes-rurales/)

Il faisait le constat sans appel que nos champs et nos paysans étaient envahis par les produits chimiques. Infirmier de profession, il connaît bien les effets néfastes à long terme d’un usage abusif et incontrôlé des pesticides et des intrants chimiques agricoles sur la santé des populations. Cette situation a contribué fortement au niveau de notre association à travailler sur   pour la mise en place d’un site  où l’on promeut et enseigne l’agriculture naturelle, telle que pratiquée par nos parents.

La Ferme La Terre Notre Héritage a donc pour vocation de devenir, dans quelques années, un pôle de formation et d’expérimentation des techniques agroécologiques innovantes mais toujours inspirée dans de la tradition et de la nature. Elle offrira aux jeunes amoureux de la terre une opportunité unique d’apprendre les techniques de culture saine. Grâce à des formations pratiques, ils découvriront des méthodes biologiques de production, axées sur la préservation des sols et la qualité des produits. Si vous souhaitez partager vos connaissances  dans le domaine,  n’hésitez pas à nous contacter ! On sera heureux d’en apprendre de vous également.

Nous avons déjà commencé les premières récoltes, avec une belle diversité de produits sains, cultivés, bien entendu, sans intrants chimiques. Nous proposons : piment, tomate, aubergine, épinard africain, patate douce, gombo, adémé, etc. Si vous cherchez des produits frais et sains, contactez-nous dès maintenant !

Par ailleurs, dans notre démarche de promotion d’une agriculture durable, nous avons constaté que de nombreux producteurs ou ménages génèrent des déchets organiques. Nous pouvons travailler ensemble en collectant vos déchets, qu’ils proviennent de bétail ou d’autres sources, pour les décomposer. Contactez-nous pour la collecte de vos résidus. Nous les transformons en compost pour nourrir nos cultures, bouclant ainsi le cycle de production tout en réduisant les déchets.

Rejoignez-nous dans cette aventure pour une agriculture durable et locale ! Ensemble, faisons de la terre un héritage sain pour les générations futures.

Contactez-nous  sans hésiter pour œuvrer ensemble pour le bien de la Terre.

L’agroécologie : Une alternative prometteuse pour nos communautés rurales

De nos jours, nous observons tous une utilisation excessive des intrants chimiques agricoles dans nos champs et nos jardins, une pratique qui soulève de sérieuses préoccupations quant à ses conséquences sur la santé de nos populations. Cette tendance est particulièrement alarmante dans le domaine maraîcher, où l’utilisation incontrôlée d’herbicides, d’insecticides et de fongicides menace non seulement la santé des utilisateurs, mais également celle des consommateurs finaux. Les fabricants de ces produits fournissent des instructions d’utilisation que nos paysans, souvent illettrés, peinent à respecter.

Face à cette situation préoccupante, l’Association ISCOME, intervenant également dans le domaine de la santé, s’est donnée pour mission de sensibiliser les paysans aux conséquences de l’usage des produits chimiques dans les champs, ainsi qu’aux alternatives biologiques en matière d’intrants agricoles. Nous militons en interne pour une nouvelle approche du travail agricole, privilégiant les méthodes biologiques et respectueuses de l’environnement. Dans cette optique, nous avons mis en place un site pilote d’expérimentation d’une agriculture essentiellement biologique à Bolou Ativimé, où nous nous employons à démontrer qu’il est possible de concilier rendement agricole et préservation de la qualité des produits, sans recourir systématiquement aux engrais chimiques.

En 2023, grâce au soutien du FNAPP, nous avons formé des agriculteurs à l’utilisation d’engrais biologiques comme le bokashi, obtenu à partir de la décomposition des matières organiques, et avons également encouragé l’expérimentation d’autres techniques agricoles durables, telles que l’agroforesterie et la permaculture.

Pour étendre cette initiative et susciter un vaste mouvement en faveur de l’agroécologie, nous avons décidé de travailler en collaboration avec les maraîchers des localités de Djagblé et Badja Halè, dans la préfecture de Zio, au sud du Togo. En nous appuyant sur les groupements de femmes maraîchères, nous cherchons à identifier leurs besoins, à comprendre les difficultés auxquelles elles sont confrontées au quotidien et à proposer des solutions adaptées, en mettant l’accent sur les pratiques agroécologiques.

En effet, nos observations sur le terrain ont révélé des rendements agricoles insuffisants malgré l’utilisation de produits chimiques à Djagblé, tandis qu’à Badja Halè, les femmes maraîchères font face à des défis majeurs en matière d’irrigation en raison du manque d’infrastructures adéquates.

Il est clair que des efforts significatifs doivent être déployés pour promouvoir l’agroécologie et soutenir les agriculteurs dans leur transition vers des pratiques agricoles durables. En collaborant avec tous les acteurs concernés, nous sommes convaincus que nous pouvons marquer notre époque de manière positive et contribuer au bien-être de nos populations, tout en préservant notre santé et notre environnement.

Stan KETOR

ISCOME TOGO