Sophie KESSOUGBO : une jeune étudiante qui défie les difficultés et choisit la terre, immersion à la ferme HERITAGE de l’association ISCOME

À une époque où beaucoup de jeunes sont attirés par le gain facile, les raccourcis et les illusions de réussite rapide, certaines personnes choisissent  d’autres voies ô combien difficile, mais porteuses d’espoir. C’est le cas de KESSOUGBO Kossiwa Exonam Sophie, une étudiante à l’Université de Lomé qui a fait le choix d’un chemin plus exigeant… mais infiniment plus porteur de sens.

Son histoire commence avec une opportunité : le programme Vacances en Entreprise, initié par le gouvernement togolais avec l’ANPE. Elle rejoint alors la ferme Héritage de  l’ONG ISCOME, comme beaucoup d’autres jeunes en quête d’expérience. Mais pour Sophie, ce n’était pas qu’un passage. C’était une rencontre avec une vocation.

Dans un environnement où  l’agriculture est souvent perçue comme pénible, peu valorisée, voire “pas faite pour les jeunes filles”, Sophie fait un choix fort : s’y engager pleinement. Elle découvre l’agroforesterie, s’y attache, s’y investit… et décide d’y construire quelque chose de durable.

Après le séjour dédié à l’ANPE, elle décide de revenir au champ de sa propre initiative et cherche à mieux comprendre l’environnement et apprendre à connaitre le monde agricole avec tous ses difficultés. 

Aujourd’hui, elle porte un défi impressionnant : la mise en place d’une pépinière de 10 000 plants pour la prochaine campagne de reboisement. Un travail exigeant, qui demande de la patience, de la rigueur, et surtout une foi profonde en ce que l’on construit.

Mais ce qui rend son parcours encore plus inspirant, c’est la manière dont elle avance. Dans un esprit profondément humain et solidaire, Sophie ne marche pas seule. Elle entraîne avec elle ses camarades d’amphi. Ensemble, ils quittent le confort de la ville,  pour se confronter à la terre, au soleil, à la réalité du terrain.

Pendant que d’autres cherchent des chemins rapides vers l’argent, eux ils ont  choisi d’apprendre, de construire, de produire. Ils acceptent de se salir les mains pour bâtir quelque chose de vrai. À la ferme d’ISCOME, ils découvrent une autre richesse : celle du travail, de la patience, et de l’impact concret.

Avec ingéniosité, Sophie et ses collègues Mewi, Natacha accompagné par Jules M’BOUKE récupèrent des sachets plastiques auprès de collecteurs de déchets de la capitale.  Ils les recyclent  pour l’empotage, donnant ainsi une seconde vie à ces matériaux tout en contribuant à la production de milliers de plants. Un geste simple, mais profondément engagé, qui lie écologie, responsabilité et action.

Sophie incarne aujourd’hui à nos yeux  cette jeunesse consciente qui refuse la facilité au profit de l’essentiel. Une jeunesse qui comprend que l’avenir ne se consomme pas… il se construit.

Son parcours et celui de ses camarades est un symbole marquant  :
👉 Oui, il est possible d’être jeune, étudiant(e), et de choisir un chemin différent.
👉 Oui, il est possible de créer de la valeur autrement.
👉 Et surtout, oui… il est possible de redonner à la terre ce qu’elle nous offre.

KESSOUGBO Kossiwa Exonam Sophie et ses amis ne suivent pas la tendance. Ils tracent leur voie. Et dans chacun des plants qu’ils préparent  aujourd’hui, ils sèment bien plus que des arbres : ils sèment de l’espoir. 🌱


ISCOME distribue de kits scolaires aux enfants vulnérables : un pas vers l’égalité des chances

 

Dans de nombreux pays à travers le monde à l’instar du Togo, de nombreux enfants vulnérables sont confrontés à des obstacles majeurs pour accéder à l’éducation. Les contraintes économiques et sociales auxquelles ils font face les empêchent souvent de bénéficier d’une éducation de qualité. Cependant, la distribution de kits scolaires aux enfants vulnérables a un impact significatif sur leur parcours éducatif, en leur offrant une chance de réussir malgré les difficultés auxquelles ils sont confrontés. C’est ce à quoi s’attelle ISCOME depuis 2020. En marge de la rentrée académique 2023-2024, l’action sociale de l’Association a touché près d’une centaine d’élèves dans des localités rurales des régions maritime (Mission Tové,Kovié) et des plateaux (Gobé-Vakpo).

Les enfants vulnérables, tels que les enfants issus de familles à faible revenu ou des zones rurales éloignées, sont souvent privés des ressources matérielles nécessaires pour aller à l’école. Les kits scolaires, qui comprennent des fournitures essentielles telles que des cahiers, des stylos, des crayons et des trousses, leur permettent de participer pleinement aux activités scolaires et de développer leurs compétences.

La distribution de kits scolaires offre aux enfants vulnérables une opportunité précieuse de briser le cycle de la pauvreté et de l’exclusion sociale. En leur fournissant les outils nécessaires pour apprendre, ils sont en mesure de suivre les cours, de réaliser leurs devoirs et de participer activement à la vie scolaire. Cela contribue à améliorer leurs résultats académiques et à renforcer leur estime de soi.

En outre, la distribution de kits scolaires aux enfants vulnérables favorise l’égalité des chances en leur offrant les mêmes opportunités que leurs pairs plus favorisés. Les kits scolaires identiques pour tous les élèves, indépendamment de leur situation économique, éliminent la stigmatisation et les discriminations. Chaque enfant a ainsi la possibilité de s’épanouir et de développer son potentiel, indépendamment de son contexte social.

L’impact de la distribution de kits scolaires va au-delà de l’éducation elle-même. En recevant ces kits, les enfants vulnérables ressentent un sentiment de soutien et d’appartenance à la communauté. Cela renforce leur motivation à aller à l’école, à s’investir dans leurs études et à persévérer malgré les difficultés. Ils se sentent valorisés et encouragés à poursuivre leurs rêves et leurs aspirations.

De plus, la distribution de kits scolaires aux enfants vulnérables a un impact positif sur leurs familles et leurs communautés. Les parents sont souvent confrontés à des difficultés financières et ne peuvent pas se permettre d’acheter les fournitures scolaires nécessaires à leurs enfants. En recevant ces kits, les parents ressentent un soulagement et sont encouragés à soutenir l’éducation de leurs enfants. Ils comprennent l’importance de l’éducation et s’impliquent davantage dans leur parcours scolaire.

Cependant, il est essentiel de souligner que la distribution de kits scolaires ne résout pas tous les problèmes liés à l’éducation des enfants vulnérables. C’est une mesure temporaire qui doit être accompagnée de politiques éducatives plus larges, telles que la construction d’écoles, la formation des enseignants et l’amélioration des programmes scolaires. Il est également crucial de promouvoir l’inclusion sociale et de lutter contre les inégalités structurelles qui entravent l’accès à l’éducation.

En conclusion, la distribution de kits scolaires aux enfants vulnérables a un impact profond sur leur parcours éducatif. En leur offrant les ressources matérielles nécessaires, elle leur permet de bénéficier d’une éducation de qualité et de briser le cycle de la pauvreté. Cependant, il est important de reconnaître que cela ne peut être considéré comme une solution à long terme. Des mesures plus larges et un engagement continu sont nécessaires pour garantir une éducation équitable pour tous les enfants, indépendamment de leur situation sociale.

Eric LAMAK BANASSIMA
Chargé de Projet