À Bolou Kpéta, ISCOME TOGO et AfrikElles rapprochent la prévention du cancer des femmes en milieu rural

À Bolou Kpéta, ISCOME TOGO et AfrikElles rapprochent la prévention du cancer des femmes en milieu rural

Une centaine de femmes sensibilisées aux cancers du sein et du col de l’utérus, des contrôles de tension artérielle et de glycémie réalisés : à Bolou Kpéta, dans la commune de Zio 2, une action de proximité a permis de rappeler l’importance de l’information et de la prévention pour toutes les communautés.

Le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus restent des enjeux importants de santé publique. Pourtant, dans les villages éloignés des grands centres urbains, l’accès à l’information et aux services de prévention peut demeurer limité. Pour de nombreuses femmes, disposer d’informations fiables sur les signes d’alerte et savoir vers quelle structure de santé se tourner constitue déjà une étape essentielle.

C’est dans cette perspective qu’ISCOME TOGO et AfrikElles ont organisé une activité de sensibilisation à l’Unité de soins périphériques (USP) de Bolou Kpéta, dans la commune de Zio 2, avec la participation d’une centaine de femmes et d’autres membres de la communauté.

Informer pour mieux prévenir

Au cours de cette rencontre, les participants ont été sensibilisés à l’importance de la prévention des cancers du sein et du col de l’utérus. Les échanges ont notamment porté sur les signes d’alerte, l’importance de consulter un professionnel de santé en cas de manifestation suspecte et la nécessité de ne pas laisser les tabous, les idées reçues ou le manque d’information retarder la prise en charge.

L’objectif était de rendre l’information accessible, de favoriser le dialogue et d’encourager les femmes à accorder davantage d’attention à leur santé.

Car derrière chaque action de sensibilisation, il y a un enjeu fondamental : permettre à chacune de mieux comprendre les risques, de reconnaître les situations qui nécessitent une consultation et de connaître les possibilités de dépistage et de prise en charge.

Des services de proximité pour répondre aux besoins des populations

Fidèle à son approche de proximité, ISCOME TOGO a également profité de cette activité pour proposer des prises de tension artérielle et des contrôles de glycémie aux personnes présentes.

La forte demande observée pour la prise de tension artérielle a particulièrement illustré l’intérêt des populations pour ces services préventifs lorsqu’ils sont accessibles dans leur environnement immédiat.

Cette démarche rappelle que la prévention ne se limite pas à une seule maladie. Elle implique également de multiplier les occasions de s’informer sur sa santé, de repérer certains facteurs de risque et de s’orienter vers les services de santé lorsque cela est nécessaire.

Au cours de l’activité, certaines situations ont nécessité une attention particulière. Des dispositions seront prises pour favoriser l’orientation des personnes concernées vers des examens complémentaires, afin qu’elles puissent bénéficier d’une évaluation médicale adaptée.

Cette activité a bénéficié de l’implication de plusieurs acteurs locaux et sanitaires. La Direction préfectorale de la santé (DPS) de Zio a dépêché une spécialiste en santé sexuelle et reproductive (SSR) pour contribuer aux échanges et à la sensibilisation. La mairie était également représentée, témoignant de l’importance de la mobilisation des acteurs locaux autour des questions de santé communautaire.

ISCOME TOGO et AfrikElles adressent leurs sincères remerciements à la Mairie, à la DPS de Zio, à la chefferie de Bolou Kpéta ainsi qu’à l’ensemble des personnes qui ont contribué à la réalisation de cette activité.

Cette collaboration démontre que les actions de prévention gagnent en portée lorsque les organisations de la société civile, les professionnels de santé, les autorités locales et les communautés unissent leurs efforts.

Pour ISCOME TOGO, aller à la rencontre des communautés constitue un moyen concret de contribuer à la promotion de la santé, de réduire les inégalités d’accès à l’information et d’encourager les comportements favorables à la prévention.

Informer, prévenir et orienter : trois actions essentielles pour que chaque femme, quel que soit son lieu de résidence, puisse prendre soin de sa santé.

À Bolou Kpéta, cette mobilisation est une étape de plus vers une santé communautaire plus accessible, plus inclusive et plus proche des populations.

ISCOME TOGO remercie l’ensemble de ses partenaires et des communautés mobilisées pour leur engagement en faveur de la santé pour toutes et tous.

Les défis et solutions à la paix et à la cohésion sociale dans nos communautés

Les défis et solutions à la paix et à la cohésion sociale dans nos communautés

L’Histoire du Togo aussi belle qu’elle soit, a été marquée par moult crises sociopolitiques, qui n’ont pas été sans conséquences sociopolitiques et économiques. En dépit des multiples actions qui ont été mises en place jusqu’ici aussi bien par les pouvoirs publics que par les organisations de la société civile afin de préserver la paix, le vivre ensemble et prévenir d’éventuelles crises, plusieurs sont encore les défis à la paix et à la cohésion sociale qui s’érigent, imposant l’implémentation de nouveaux paradigmes.

Dans nos communautés en effet, les ménages font actuellement face à la hausse des prix de carburant et de première nécessité, une situation qui impacte sur le climat familial et la paix dans les foyers. Les initiatives palliatives du gouvernement quand bien même salutaires n’ont pas pour le moment grand effet.

Dans nos écoles, les incessants bras de fer entre le ministère de l’éducation et les enseignants avec les conséquences multiformes qui s’en sont suivies sont une menace pour la paix et le vivre ensemble.

Toujours dans nos communautés, nombreux sont les jeunes, motivés aujourd’hui par le gain facile pour certains et le manque d’emploi pour d’autres qui s’adonnent à des pratiques créant des distorsions diverses au sein des populations. C’est le cas des anarques, vols et scandales de toutes sortes.

Plus encore, la menace liée à l’extrémisme violent est devenue très préoccupante. Non seulement, elle attise la peur, détériore la solidarité et le vivre ensemble qui sont des socles de la paix et er de la cohésion sociale mais elle pourrait se nourrir de certaines conditions socio-économiques cités plus haut et que vivent les communautés, notamment la pauvreté et le chômage surtout au niveau des jeunes. Dans la même logique, les désinformations sur phénomène peuvent augmenter le sentiment de marginalisation de certaines couches sociales et ethnies à fort dominance musulmane étiquetées comme ayant des aspirations terroristes.

Face à tout ce qui précède, il s’avère nécessaire d’initier des actions qui pourront converger d’une part vers une meilleure compréhension des différents défis et d’autre part à l’accroissement des résiliences des populations locales afin qu’elles deviennent des acteurs clés de prévention des conflits et de promotion de la paix et de la cohésion sociale. Ceci peut être possible au travers de fora d’échanges, de discussion, de plaidoyers promouvant l’interaction et le dialogue entre les jeunes, les communautés et les décideurs.

Il y a des actions qui peuvent s’opérer à petite échelle dans les écoles, les quartiers les communes et les régions comme mener des actions citoyennes qui vont permettre aux jeunes de participer à la vie active de leurs communautés, inspirer les pairs à s’engager, développer des compétences et des capacités leur permettant de s’insérer facilement dans le monde professionnel mais aussi de développer un réseau grâce aux personnes rencontrés.

Voici ma petite contribution au débat que l’on pourrait mener sur la paix, la cohésion sociale face aux menaces sécuritaires dans nos communautés

Je suis Eric LAMAK BANASSIMA

Chargé de Projet à ISCOME